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    Design

    Les erreurs de design web les plus courantes à éviter

    Par Dylan Kaeppeli24 septembre 2025Mis à jour le 25 octobre 20269 min de lecture
    Les erreurs de design web les plus courantes à éviter

    Huit erreurs de design web qui font fuir les visiteurs d'un site de PME : surcharge, navigation, vitesse, appel à l'action, mobile, confiance, et les signes d'un site qui vieillit.

    Huit erreurs de design qui coûtent des demandes de contact

    Un site de PME est souvent dessiné une fois, au lancement, puis laissé tel quel. Voici huit erreurs de design que l'on peut repérer en quelques minutes sur un site, en se mettant à la place d'un visiteur, et la façon de les corriger. Elles ne demandent pas toutes un gros budget. Une dernière section présente ce que notre étude des sites de PME romandes dit des signes d'un site qui vieillit.

    1. Surcharge visuelle : trop de tout, pas assez de hiérarchie

    Le réflexe naturel quand on lance son site, c'est de vouloir tout montrer. Trois polices, cinq couleurs, des images partout, du texte dense. Le visiteur ne sait plus où poser les yeux.

    La solution est plus simple qu'on ne le pense : limitez la palette à deux ou trois couleurs, utilisez une seule police (deux au maximum) et structurez chaque page avec des espaces vides généreux. Le blanc n'est pas du gaspillage, c'est ce qui permet à l'œil de respirer.

    2. Navigation confuse : le visiteur se perd

    Un menu de douze entrées, des sous-menus à rallonge, des pages accessibles uniquement depuis le pied de page : le visiteur ne sait plus où cliquer. Gardez un menu principal court, avec des intitulés clairs : "Nos services" plutôt que "Solutions & accompagnements personnalisés". Vérifiez aussi que les pages qui comptent (contact, prestations) s'atteignent en deux ou trois clics depuis l'accueil.

    Pour décider quoi mettre où, notre guide sur les pages essentielles d'un site vitrine détaille ce qu'il faut afficher et dans quel ordre.

    3. Temps de chargement : le tueur silencieux

    C'est l'erreur la plus technique, et l'une des plus coûteuses. Selon Google, dans son étude "The Need for Mobile Speed", 53 % des visiteurs mobiles abandonnent une page qui met plus de 3 secondes à s'afficher. C'est une mesure internationale sur mobile, pas une statistique suisse, mais elle donne l'ordre de grandeur du risque.

    Côté référencement, Google recommande de viser de bons Core Web Vitals, par exemple un LCP (le temps d'affichage du plus grand élément de la page) de 2,5 secondes ou moins, mesuré au 75e percentile des visites. Google précise toutefois qu'il cherche toujours à montrer le contenu le plus pertinent, même quand l'expérience de page est médiocre : la vitesse n'est pas un critère qui écrase tous les autres.

    Les causes habituelles : des images trop lourdes (une photo de plusieurs mégaoctets affichée dans un petit cadre), trop de scripts chargés en même temps, pas de mise en cache, un hébergement lent. Sur l'hébergement, voir notre article sur l'hébergement web en Suisse. Pour les seuils exacts et les corrections, voir notre analyse dédiée à la vitesse de chargement et au référencement.

    4. Pas de call-to-action visible

    Chaque page de votre site devrait répondre à une question simple : qu'est-ce que le visiteur est censé faire ici ? Demander un devis ? Appeler ? Télécharger un document ?

    Si la réponse n'est pas évidente en quelques secondes, vous avez un problème. Le bouton d'action principal doit être visible sans faire défiler la page, avec un texte qui dit ce qui se passe ensuite : "Demander un devis gratuit" est plus clair que "En savoir plus".

    Pour optimiser vos formulaires de contact en parallèle, ce guide sur le formulaire de contact parfait vaut le détour.

    5. Un site qui ignore le mobile

    La Suisse n'est pas un marché où le smartphone écrase tout : selon Statcounter, en septembre 2026, l'ordinateur représentait 51,7 % des visites en Suisse, le mobile 46,6 % et la tablette 1,7 % (la part du mobile varie d'un mois à l'autre). Près d'un visiteur sur deux arrive donc depuis un smartphone, et l'autre moitié depuis un écran large : un site doit être lisible sur les deux.

    Un site qui s'affiche mal sur mobile (texte trop petit, boutons difficiles à toucher, images qui débordent) se prive d'une grande partie de ses visiteurs avant même qu'ils aient lu une phrase. Selon notre étude, 3,1 % des 4 388 sites de PME romandes lus n'ont pas la balise d'adaptation à l'écran, ce qui signale presque toujours un site non adapté au mobile. Sa présence, en revanche, ne garantit pas une bonne expérience mobile : il faut ouvrir son propre site sur un téléphone.

    Si votre site n'a pas été pensé pour le mobile, une refonte peut être plus saine qu'une série de correctifs, selon sa structure. Notre article sur l'approche mobile first explique pourquoi et comment s'y prendre, et la page site mobile présente notre approche du responsive et de l'optimisation mobile.

    6. Ignorer l'accessibilité

    Erreur moins connue mais de plus en plus visible : un site inaccessible aux personnes en situation de handicap. Concrètement, il s'agit de contrastes de couleurs suffisants, de textes alternatifs sur les images et d'une navigation possible au clavier.

    Les obligations légales dépendent de votre activité et des marchés que vous visez : notre article sur l'accessibilité web pour les PME suisses fait le point. Si vous visez aussi la Suisse alémanique, testez vos formulaires et vos menus dans chaque langue : notre guide multilingue détaille les pièges courants.

    7. Négliger les signaux de confiance

    Un visiteur arrive sur votre site, le design est correct, la vitesse aussi. Mais il ne vous contacte pas. Souvent, rien ne lui prouve que vous êtes fiable. Les signaux qui comptent pour une PME :

    • un numéro de téléphone visible, pas caché dans le pied de page ;
    • des avis clients authentiques, avec un prénom et un contexte ;
    • les logos des associations professionnelles ou des certifications que vous détenez réellement ;
    • une adresse, ou au minimum une zone d'intervention claire.

    Côté avis, notre étude montre que 51,9 % des fiches Google des PME romandes ont moins de 10 avis, et que 14,1 % n'en ont aucun (5 292 fiches au compteur connu). Un détail souvent oublié : la page "À propos". Une photo de l'équipe, même prise avec un smartphone, vaut mieux que pas de photo du tout, car on veut savoir à qui on a affaire avant de décrocher le téléphone. Pour aller plus loin, notre article sur l'importance des avis clients détaille comment les collecter et les afficher.

    8. Oublier la cohérence entre les pages

    C'est un classique : chaque page du site a sa propre personnalité. La page d'accueil utilise une police, la page services une autre. Les couleurs changent selon les sections. Les boutons ont trois formes différentes.

    Cela donne une impression d'amateurisme, même si le contenu est bon. La solution passe par un guide de style simple : une palette fixe, une ou deux polices, des boutons cohérents, des marges uniformes. Une feuille A4 avec les règles de base suffit. Pour la police, privilégiez la lisibilité (accents compris, dans les trois langues nationales) et évitez les polices décoratives qui alourdissent le chargement.

    Les signes d'un site qui vieillit, selon notre étude

    Dans notre étude des sites de PME romandes (6 004 entreprises, relevés de juin à septembre 2026), nous avons lu la page d'accueil de 4 388 sites et audité 4 676 sites. Trois signes ressortent, que vous pouvez contrôler sur votre propre site en deux minutes :

    • L'année du pied de page : 45 % des sites lus affichent une année à côté du "©", et 20,5 % de ces sites affichent 2022 ou avant. Une année récente ne prouve pas que le site est entretenu, car de nombreux outils la mettent à jour tout seuls. Une année ancienne indique au minimum un pied de page oublié.
    • Au moins un signal d'obsolescence : pas de HTTPS, pas de balise d'adaptation au mobile, ou année de 2022 ou avant. 12,9 % des sites lus en présentent au moins un.
    • Des liens qui ne mènent nulle part : 5,8 % des 4 676 sites audités n'ont pas répondu normalement lors du passage de l'audit. 2,5 % n'ont donné aucune réponse, 1,3 % ont renvoyé une page introuvable et 1 % ont probablement bloqué une requête automatique.

    Ces mesures décrivent un ensemble de sites, elles ne disent pas si le vôtre est concerné. Pour le savoir : regardez l'année en bas de page, le cadenas HTTPS dans la barre d'adresse, l'affichage sur téléphone, et vérifiez que votre page d'accueil s'ouvre.

    Si votre site cumule plusieurs de ces signes, notre page création de site internet décrit comment nous procédons : écoute de vos besoins, analyse de votre site et de votre fiche Google, maquette gratuite, puis devis détaillé. Notre article sur la refonte d'un site de PME aide à décider entre corriger et refaire.

    FAQ

    Mon site a plusieurs années : faut-il le refaire ?

    Pas forcément. Si la structure est saine et que le CMS le permet, une refonte partielle (vitesse, mobile, contenu) peut suffire. Le coût dépend de ce qu'il y a à corriger : il se chiffre sur devis, après analyse du site existant.

    Comment savoir si mon site est trop lent ?

    Testez-le avec PageSpeed Insights (outil gratuit de Google), puis consultez le rapport Core Web Vitals de la Search Console. Google recommande un LCP de 2,5 secondes ou moins, un INP de 200 millisecondes ou moins et un CLS de 0,1 ou moins, au 75e percentile des visites. Regardez ces trois mesures plutôt qu'un score global.

    Le design a-t-il un impact sur le référencement Google ?

    Oui, mais ce n'est pas le critère principal. Google indique que ses systèmes de classement utilisent les Core Web Vitals et recommande de viser de bons scores, tout en précisant qu'il cherche d'abord à montrer le contenu le plus pertinent. Un bon design aide surtout le visiteur à rester et à agir.

    Quelle est la première chose à corriger si mon budget est limité ?

    Ce qui empêche la prise de contact : un bouton d'action introuvable, un site illisible sur téléphone, une page d'accueil trop lente à s'afficher. Parcourez votre site sur votre téléphone comme un visiteur et corrigez d'abord ce qui vous gêne vous-même.

    Faut-il engager un designer ou un développeur pour corriger ces erreurs ?

    Cela dépend de votre CMS. Sur WordPress ou Webflow, la plupart des corrections visuelles (couleurs, polices, espacement, boutons) se font souvent sans toucher au code. Pour les problèmes techniques (vitesse, accessibilité, balisage), un développeur est plus souvent nécessaire. Un audit de départ dit ce qui relève de quoi.

    Comment tester mon site sans outil ?

    Essayez de refuser les cookies, de vous désinscrire d'une newsletter, de trouver vos tarifs sans créer de compte. Si l'une de ces actions prend plus de deux clics, c'est un signal. Demandez aussi à quelqu'un qui ne connaît pas votre site de le parcourir pendant cinq minutes et notez où il bloque. Ce test informel vaut parfois mieux qu'un audit technique.

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